Le brunch du mois : DROUANT ou comment j'ai rêvé d'un poulet-frites
Amis lecteurs, sachez que ce brunch est en fait la faute à pas de chance...
Je m'explique : Lectrice assidue et pas passive du blog de Caroline Mignot, je résonne avec son blog comme avec l'agenda de ELLE, à savoir que je découpe ou note frénétiquement tout ce qui de près ou de loin me semble intéressant et/ou tentant et/ou abordable et/ou susceptible de plaire au namoureux.
En loccurence, j'avais relevé cette note il y a quelque mois.
Il faut savoir en effet que le poulet-frites, c'est ma madeleine à mouah, c'est le bon poulet cuit longtemps au four par ma mère-grand, accompagné de pommes de terre coupées en grosses frites maison, le tout dégusté comme suit : du poulet avec une peau aux herbes croustillante + de la sauce imbibée de sucs + des grosses frites croquantes autour et moelleuses dedans, trempées dans la sauce = une explosion calorificocholestérolistique mais tellement goûtue !
Logiquement, je ne pouvais laisser passer une telle opportunité de remémoration sensorielle. Je réservis donc la table sitôt la lecture du billet achevée.
Le grand jour arriva donc hier, dimanche 31 juillet, car si vous avez bien tout suivi, le poulet c'est dimanche.
Une fois dodument installés dans de gros fauteuils, le namoureux et moi-même entamâmes la lecture de la carte, histoire de donner le change parce que bon, on est arrivé en bavant du poulet depuis le matin.
Et là...Ô RAGE Ô DESESPOIR Ô TRAHISON suprême...le poulet avait disparou de la carte...pour la saison d'été = pleurs, cris, insultes, crises de nerfs, je n'étais plus moi-même.
Comme je suis quand même quelqu'un de digne, le namoureux m'a ressaisi il m'a fallu me ressaisir fissa, histoire de répondre aux serveurs qui s'impatientaient.
C'est alors que j'en reviens à l'introduction de ce post (qui bat des records de longueur il faut en convenir), le choix du brunch par défaut...le genre de phrase que je pensais ne jamais écrire.
Drouant donc, une institution sur la place de Paris, dont les cuisines sont aujourd'hui dirigées par Antoine Westermann, un chef étoilé alsacien.
Au menu du brunch, pour 35€
-1 coupe de crémant d'Alsace (ceci explique cela)
-1 jus d'orange fraîchement pressé
-1 boisson chaude
-1 corbeille de pain accompagnée de 2 pots de confitures maison
-1 corbeille de viennoiseries chaudement sorties du four
-1 oeuf mollet accompagné d'une tranche de jambon Serrano
-1 tranche de saumon fumé accompagnée de fromage blanc aux herbes
-1 soupe froide courgettes-menthe
-1 salade de fruits fraises-pamplemousse
Verdict
Positif : -les viennoiseries à tomber
-les confitures maison en grand pot
-le doggy bag avec les dits pots en partant
-l'oeuf parfaitement mollet
Négatif : -le fromage blanc un chouia bourratif et fade
-le salé un peu chiche (même si c'est suffisant lorsqu'on s'est farci la panse de viennoiseries)
En conclusion : un bon brunch mais quand même cher. Je reviendrai mais pour mon poulet-frites !
DROUANT
16-18 Place Gaillon (en face de chez Depardiou)
75002 PARIS
01 42 65 15 16
M° Opéra ou Quatre Septembre
reservations@drouant.com
Les affaires reprennent
L'été revient et avec lui ses petits dîners au rosé qui rafraîchissent les coeurs.
Que faire cependant quand il fait chaud, qu'on est trop balloné pour manger de la salade et/ou trop grosse pour s'adonner à un buffet de charcuteries ?
J'ai la réponse en images :
Un porc à l'ananas accompagné de riz basmati, soit de la protéine pour le régime Dukan, de l'ananas pour les 5 fruits et légumes par jour et du riz, pour aplatir un ventre malmené par un trop plein de crudités.
Porc à l'ananas (pour 6 petits cochons)
-un rôti de porc de 800g
-2 oignons
-une grosse boîte d'ananas en boîte + son jus
-3 càs de curry
-riz basmati à volonté
Coupez le rôti de porc en morceaux ni trop gros ni trop petits. Déposez-le dans une cocotte avec les 2 oignons émincés et une cuillère à soupe d'huile d'olive.
Faites rissoler le tout à feu doux.
Ajoutez ensuite le curry, le jus d'ananas et un verre d'eau. Mélangez et laissez cuire à feu doux pendant une grosse heure.
Avant de servir, ajoutez les morceaux d'ananas. Servez chaud avec le riz.
Pour clôturer ce repas de fête, une petite tarte qui en jette (et sur laquelle on a passé une soirée).
Il s'agit d'une key lime pie, dessert floridien par excellence, sur lequel votre humble servitrice a cru judicieux de rajouter une meringue pour faire mariage (la saison bat son plein).
Tarte au citron vert meringuée (pour 2 mariés, 2 presque et 2 pas du tout)
Base : 10 digestive biscuits
125g de beurre salé
Crème au citron : 5 citrons verts
4 jaunes d'oeuf
1 boîte de lait concentré sucré (397g)
Meringue : 4 blancs d'oeuf
250g de sucre glace
Préparez la pâte en écrasant les biscuits, ajoutez le beurre fondu. Mélangez pour obtenir une pâte grumeleuse façon crumble. Tassez la pâte au fond du moule, cuire 10 min à 180°.
Mélangez les jaunes d'oeuf et le lait concentré. Ajoutez le jus des citrons.
Versez cette crème sur la pâte puis remettez au four 15 min à 180°.
Pour la meringue, battez les blancs en neige ferme puis ajoutez le sucre glace.
Versez la meringue sur la tarte. Cuire 10 min à 150°. Le dessus doit être légèrement coloré.
Il est préférable de la faire la veille pour ne pas être à la bourre dans son timing qu'elle soit bien ferme et frétillante.
Sur ce, "let come the sun shine in" comme disait le prophète...
Financiers riches en goût
Amis lecteurs, nous sommes désormais en été. C'est le calendrier qui l'a dit, moi je n'y suis pour rien.
Docile et pas chiante, on me dit que c'est l'été donc je passe au programme été...soldes, jupette, ricard, vacances et pique-niques.
Dans les faits, je ne fais plus les soldes depuis que mon banquier a fait un malaise cardiaque, j'ai un stock de jupettes qui attend toujours d'être aéré, le ricard j'aime pô (mais les cosmopolitan si) et les vacances sont dans 58 jours.
En revanche, le pique nique n'a pas attendu l'été pour être inscrit dans mon agenda et grâce à un mois de mai plutôt complaisant, j'ai pû tester moults parcs parisiens, leurs pelouses dodues, leurs champs de mégots, leurs barrières franchissables, leurs gardiens-policiers rappelant que la barrière était infranchissable...
Et surtout, j'ai pû ressortir ma so beloved cantine rose à 3 étages pour la garnir de jolis petits gâteaux.
Pour une dizaine de financiers hors-la-loi
80g de poudre d'amandes
80g de sucre
2 blancs d'oeufs
40g de beurre salé
40g de farine
pistaches non salées concassées
Mélangez les ingrédients secs (pourdre d'amandes, sucre et farine).
Faites fondre le beurre et montez les blancs en neige.
Incorporez à l'appareil sec les blancs, très délicatement, puis le beurre.
Remplissez aux 3/4 les empreintes de petits moules à gâteaux.
Saupoudrez les financiers de pistaches concassées.
Enfournez pour 30min à 180°.
Se conserve très bien dans une boîte en fer (sauf quand on a un namoureux affamé par le grand air dans les parages)
Thé Cool...ou pas
Si on m'avait dit un jour que j'irai m'aventurer dans les bas-fonds du 9-2 pour bruncher, je pense que je me serai fendue d'un fort opportun "et ta mère elle porte des strings" en guise de réponse...ce qui signifie que pour moi, Neuilly rimait plutôt avec rallye que muesli...
Il se trouve que depuis quelques temps, des sites de ventes groupés fleurissent sur Internet comme les champignons sur les pieds des enfants après la piscine.
Vous je sais pas mais moi, en tant que faible femme victime de la société de consommation (et aussi harcelée par son banquier dès le 15 du mois), la simple vue d'offres alléchantes à -300% de réductions suffit à m'ôter tout sens critique.
Ceci explique peut-être pourquoi depuis un an, on a tenté de me faire essayer des choses aussi exotiques qu'une pédicure par piranhas, un saut sans parachute, un dîner ouzbek, un massage des doigts de pieds, un ravalement facial, 300 albums photos gratuits et j'en passe.
Bien sur ami lecteur, je n'ai pas tout essayé cédé...enfin presque.
Preuve en est ce brunch, un samedi midi à Neuilly, par +50° dehors...
Thé Cool Neuilly est en fait la succursale ouest-ouest du Thé Cool du 16ème arrondissement, rendu célèbre par son fameux gâteau "Starlette" au fromage blanc 0%.
Ne connaissant malheureusement pas la version 16ème, je ne puis faire de comparaison entre les deux établissements.
Thé Cool Neuilly donc ressemble à tout ce qu'on peut attendre d'un salon de thé...décor Sissi impératrice, ambiance Vienne en plus chaud, fauteuils dodus, napperons de dentelle, vitrine de gâteaux...rien ne manque.
Notre bon nous donnait droit à la formule à 20.50€, Le Matin Cool
Voici un petit panaché de nos choix, qui résume bien les diverses possibilités.
1. L'oeuf coque, sa mouillette, sa touffe de salade = oeuf bien cuit, toast bien grillé
2. Le cake au chocolat servi tiède = un peu perdu seul dans son assiette
3. Les jus frais de carotte, pamplemousse, orange = très frais, très bons
4. Le bol de muesli = très chiche mais bon
5. Le blo d'oeufs brouillés, son toast, sa touffe de salade = chiche itou mais bon
6. Le scone aux raisins, beurre et confiture = ceci était un MUFFIN et non un scone, donc déception
Points positifs
-le jus très frais
-l'oeuf bien cuit
-le muesli servi avec le lait à part, ce qui évite un muesli détrempé
-le service charmant
-le décor très salon de thé
Points négatifs
-trop cher au prix fort
-mieux vaut ne pas venir avec un homme de retour du sport, les quantités sont assez réduites
-en guise de café, un expresso bu en 2 temps 3 mouvements
-café supplémentaire à 2.50€
En conclusion donc, un bon brunch pour le prix payé mais trop cher au prix fort.
Champis farcis
...et pas que
Dans ce petit chapi-chapo se trouve en réalité une foultitude de choses comestibles mais non tolérées visuellement par l'amoureux.
Ou comment je ruse tout pareil avec un namoureux qu'avec un enfant.
Dans le chapeau du légume nous avons donc : du quinoa, du jambon, du carré frais ail et fines herbes, de la crème épaisse, du parmesan...et je crois que c'est tout
Pour 2 mycologues
-8 gros champignons de Paris
-100g de quinoa
-2 tranches de jambon de Paris
-2 carrés frais ail et fines herbes
-20 cl de crème épaisse
-1 cube de bouillon de légumes
-du parmesan à volonté
Lavez les champignons et otez les pieds.
Rincez le quinoa puis faites le cuire dans 2 fois son volume d'eau avec le bouillon de légumes. Portez à ébullition puis baissez le feu jusqu'à complète absorption de l'eau bouillonnée.
Lorsque le quinoa est cuit, égouttez-le puis mélangez-le à la crème et aux carrés frais.
Ajoutez les tranches de jambon et les queues de parmesan émincées puis autant de parmesan que vous voulez (évitez néanmoins de verser un paquet entier, ça risque de déborder).
Garnissez les chapeaux de champignons avec le mélange en tassant bien au chausse-pied pour que tout rentre.
Enfournez 30 minutes à 180°.
Faites ensuite découvrir au namoureux ce qu'il y a dedans (mais après qu'il ait léché l'assiette)
Aubergines royales
Lecteur, je ne sais pas où tu te positionnes vis-à-vis de la Monarchie et tout ça mais sache qu'en tout cas ce blog est royaliste.
C'est fait c'est dit.
Ou plutôt Windsoriste je devrais préciser, parce que bon les autres je les aime bien mais pas au point de m'abonner à Point de Vue.
En toute logique donc, j'avais mis mon réveil tôt ce matin pour être non moins tôt devant mon poste d'ordinateur et me brancher sur Télé Bern...je n'ai pas été déçue du voyage, j'ai limite retenu ma larme.
Pour être tout à fait honnête, ça fait plusieurs mois que je prépare le terrain, entre mugs et magnets royaux et virées à Londres, j'étais au taquet de la noce.
Hier soir, alors que Kate se recueillait dans un 5*, profitant de sa dernière nuit de roturière-célibataire-vendeuse de flonflons, j'y suis moi aussi allée de mon hommage à Willy.
Prise par l'émotion, j'en ai oublié l'appareil dis-donc...
Cette photo peut donc se traduire par
Aubergines au cheddar pour wannabe princess
1 aubergine
20g de cheddar
2 carrés frais ail et fines herbes
Coupez l'aubergine en deux moitié dans le sens de la longueur.
Faites-la cuire à la vapeur.
Videz la chair de l'aubergine avec une cuillère.
Mixez la chair avec 2 carrés frais.
Répartissez cette farce dans les deux coques de façon équitable.
Coupez le cheddar en lamelles, disposez-les sur les coques.
Enfournez 30 min à 180° en terminant par 5 min de grill.
God save the Princes
Le financier riche en fruits et qui avait posé sa 1ère brique
En ces temps de crise presque-finie-mais-en-fait-non où l'on ne fait plus confiance à notre système économique et encore moins au chargé de clientèle de la banque à Papa, il est bon de savoir que certaines personnes restent intègres, fidèles et sûres quoiqu'il arrive, auprès de qui on sait que l'on peut se tourner en cas de coups durs, qui assureront les arrières sans réclamer leur part du gâteau...
Un financier donc à qui présenter de la poudre de noisettes et des groseilles en lieu et place de la poudre d'amande et des framboises se passera bien, qui accueillera la nouvelle avec philosophie, toujours prompt à trouver une solution plutôt qu'à dramatiser.
Une tarte au citron et 4 blancs d'oeufs orphelins plus tard, voici le gâteau tout indiqué, modifications comprises :
Financier noisette-fruits rouges
pour 4 investisseurs avides de bénéfices
70g de farine
1 sachet de levure chimique
100g de sucre en poudre
50g de sucre glace
100g de poudre de noisettes
150g de beurre salé
4 blancs d'oeufs
fruits rouges mélangés
Préchauffez le four à 180°.
Tamisez la farine avec la levure, ajoutez les sucres et la poudre de noisettes, mélangez puis ajoutez le beurre fondu, remélangez.
Battez les blancs en neige ferme avec une pincée de sel et un batteur à oeufs ou des bras d'avironneur.
Incorporez les blancs délicatement à la pâte.
Versez la moitié de la pâte dans un moule à manqué en silicone ou préalablement beurré. Ajoutez un peu de fruits rouges puis recouvrez avec le reste de pâte.
Enfournez 1/2h à 180°.
Servez tiède ou à température ambiante avec le reste de fruits rouges et éventuellement une boule de glace vanille.
Un coeur mi-cuit peut être un plus, dans ce cas réduisez légèrement le temps de cuisson.
L'ami financier donc, fidèle et sur et qui malgré ces temps troubles vous aidera quoiqu'il arrive...par exemple en cas d'achat immobilier.
Loin de vous jeter la pierre Pierre, il vous conseillera, vous aiguillera, voire vous mettra le pied à l'étrier en vous donnant la première brique !
Brick saumon-julienne de légumes
pour 4 bâtisseurs en devenir
-8 feuilles de brick
-4 pavés de saumon
-200g de julienne de légumes
-20cl de crème légère
-sel, poivre, estragon, moutarde
Sur un plan de travail propre (parce que sale c'est moins appétissant), déposez deux feuilles de bricks superposées.
Déposez au centre 50g de julienne de légumes (décongelée si congelée) puis le pavé de saumon au dessus.
Nappez d'un peu de crème, d'estragon, salez et poivrez.
Refermez ensuite la brick en suivant le schéma suivant :
Si vous n'avez rien compris c'est normal, je n'ai pas fait les Beaux-Arts et à mon cours de danse je confond la gauche et la droite...bref en gros il faut refermer le truc façon paquet cadeau ou façon pliage de torchon, comme vous préférez mais l'ouverture doit être toujours être en dessous dans le plat.
Comme je sens que je m'enfonce et qu'à ce stade j'ai perdu les 2 lecteurs de ce blog (ma mère et moi), je résumerais en disant "pliez comme vous le sentez" (à la façon du "venez comme vous êtes"), l'important étant le contenant.
Servez avec un riz basmati et une sauce crème-moutarde estragonnée.
Merce & the Muse
Printemps + soleil + températures supérieures à 5° = envie de loin, envie de très loin, envie d'autres choses
Au rayon des brunchs, ce n'est pas la diversité qui manque à Paris. Du brunch classiquo croissanté au brunch buffet à volonté en passant par le brunch italien à spaghetti, le brunch cubain option haricots, le brunch marocain et ses crêpes à mille trous, le brunch mexicain qui n'en était pas un jusqu'au brunch tout oeuf, il y en a pour tous les goûts, le plus dur étant en fait de choisir.
Lorsqu'on veut faire un peu différent mais sans pour autant s'éloigner des sentiers battus, le brunch américain s'avère une valeur sûre.
Ouvert il y a à peine un an par Merce (qui porte bien son nom) dans le haut Marais (à l'abri des canards et des touristes), Merce & the Muse est un minuscule coffee shop comme on trouve tant à Londres ou NY.
Un petit coin d'anglo-saxonnisme à deux pas du vieux Paris, c'est aussi ça la mondialisation.
La formule unique est à 20€, 23€ si vous rajoutez un dessert, ce que je ne puis que vous recommander.
Qu'y a t-il donc dedans ?
Une corbeille de pains, dont un pain aux noix à mourir de bonheur. Confiture fraises-bananes des plus revigorantes et beurre des plus classiques.
Le jus d'orange fraîchement pressé sous vos yeux et sa paille de kermess so charming.
L'assiette salée. Un oeuf coque bio parfaitement cuit, deux toasts de pain noir garnis de Philadelphia et de saumon fumé, une salade de carottes aux graines et une salade laitue-avocato.
Last but not the least, le dessert : Carrot Cake so moelleux, so cannelisé, so craquant de noix, so yummy !
A noter qu'une alternative muffin abricot était également possible.
En bonus cachés, les lieux. Mention spéciale aux cages à oiseaux, à l'odeur entêtante de cakes chauds et à l'accent des maîtresses des lieux.
Points positifs : l'accueil charmant
le lieu tout aussi charmant
le café à volonté
le jus d'orange tellement frais que les pépins y étaient encore
l'oeuf coque cuit à la perfection
les pains tellement bons
le carrot cake beaucoup trop petit tellement il était trop bon
Points négatifs : la salle toute petite
les tables basses plus adaptées à une pause café qu'à un déj, on ressort un peu avec l'estomac contracté
le service un peu long même si c'est dimanche
devoir payer 3€ de plus pour le dessert, même s'il en vaut vraiment la peine, mais cela rend cher le reste.
Conclusion : un très bon brunch pour les amateurs de tranquilité qui ont leur dimanche devant eux.
Un peu cher mais les produits en valent la peine.
Merce and the Muse
1 rue Charles-François Dupuis
75003 Paris
Pas de réservations
M°République ou Temple
Tarte qu'on dirait un pim's
De façon générale, je raisonne en cuisine de la même manière qu'en mode : mes placards débordent mais je n'ai jamais rien à me mettre, pire, tout me plaît mais rien ne m'inspire. Ce qui en soit est une bonne excuse pour refaire du shopping.
Quand je fais du shopping, je peux ressentir une immense blasitude (on m'appelle aussi Larousse à cause de mes reflets) et avoir soudain une fixette telle qu'à côté les caprices de Suri Cruise c'est du bourguignon en boîte (rien à voir).
Mon caprice culinaire de la semaine dernière : une tarte au chocolat, tellement visualisée et idéalisée que j'étais obligée de la concrétiser.
Après avoir hésiter entre une version pralinée, une version poirée et une version nature, j'ai opté pour la version anglaise (rousse oblige) :
Ze Chocolate and Marmelade Pie
Pour 8 amateurs de Pim's
Préparation : 30 min
Cuisson : 30 min + 24h de réfrigération
1 pâte sablée
200g de chocolat noir 70%
20 cl de crème liquide allégée
3 grosses cuillères à soupe de marmelade d'orange
cacao en poudre
Déroulez la pâte sablée dans un moule à tarte. Garnissez-la de pois ou comme moi de pots à crème (?!) pour la cuire à blanc, environ 30min à 200°.
Pendant ce temps, préparez la ganache en faisant fondre le chocolat en morceaux avec la crème. Lissez bien la ganache. Vous pouvez facultativement y ajouter de l'alcool (pour que la fête soit plus folle).
Lorsque la pâte est cuite, sortez-la du four et laissez-la refroidir complètement.
Tartinez-la ensuite de marmelade d'orange. Versez la ganache.
Laissez prendre au moins une nuit au réfrigérateur.
Saupoudrez de cacao avant de servir.
Gâteau renversé mais rattrapé à l'ananas-coco
Puisque je suis partie sur ma lancée et que mon plat était aussi photogénique qu'un pigeon écrasé, vous n'aurez droit cette fois-ci qu'au dessert.
Après moultes tergiversations qui se sont avérées totalement incompatibles entre elles sous peine de servir une charlotte sablée à la mousse de pâte, je me suis résolue à désélastiquer le petit classeur de mes meilleures recettes jamais faites que j'aime tant pour en sortir chapi-chapo un superbe gâteau renversé aux abricots-coco.
Et parce que l'Agence tous risques c'est un peu moi, et aussi parce que j'aime bien ne jamais suivre une recette à la lettre, j'ai subtilisé ni-vu-ni-connu j'tembrouille de l'ananas aux abricots.
Figurez-vous que j'ai bien fait...
Pour 6 amoureux des îles
Pour le caramel
-50g de beurre salé
-25g de noix de coco râpée
-50g de sucre roux
Pour le gâteau
-1 boîte d'ananas au sirop
-50g de beurre
-100g de sucre roux
-50g de noix de coco râpée
-1/2 sachet de levure
-125g de farine
-1 oeuf
-165 ml de lait
Commencez par préparer le caramel en mélangeant le beurre fondu, le sucre et la noix de coco râpée.
Versez-le dans le fond d'un moule en silicone, répartissez dessus les rondelles d'ananas égouttées.
Préparez ensuite la pâte en mélangeant dans un premier temps le beurre fondu, l'oeuf et le sucre.
Ajoutez la farine, la levure puis le lait et la noix de coco. Mélangez bien.
Versez la pâte sur les ananas. Enfournez à 180° pour envrion 40 min.
Laissez tiédir le gâteau puis retournez-le sur un plat de service.
Si vous voulez dorer le dessus, refaites-le glisser délicatement dans le moule et recuisez 10 min.
Et un ti'punch là-dessus, on s'y croirait presque !








































