Coulant au chocolat qui coule
Après moultes tentatives s'étant soldées soit par un coeur de pierre, soit par un gâteau coulant de partout, soit par un résultat mi-cake mi-raisin enfin voici le bon équilibre soit un tour croûté, un intérieur liquide, un biscuit moelleux...
La recette illustrée pour 6 ramequins riches en cacao
200g de chocolat à 70% de cacao
125g de beurre salé
80g de sucre
3 oeufs
30g de farine
1 carré de chocolat au choix par ramequin
Faites fondre à feu doux le chocolat avec le beurre salé.
Fouettez les oeufs avec le sucre.
Ajoutez le chocolat fondu puis la farine tamisée.
Mélangez bien.
Répartissez équitablement (ou pas) la pâte dans 6 ramequins préalablement bourrés beurrés.
Réfrigérez pendant plusieurs heures, ex non exhaustif : le temps de dîner
Préchauffez le four à 200°.
Enfoncez dans chaque ramequin un carré de chocolat de la couleur de votre choix, je suis pas raciste, et
enfournez-les pendant 10 min maxi après un top à la vachette obligatoire.
Servez tiède avec une glace à la vanille ou au caramel beurre salé ou une crème anglaise ou un café...
Le brunch du mois - Le Buron
18 mars 2011, Paris, température extérieure environ 12°, température ressentie environ 0°, tendance pluvieuse option ventue avec accélération des précipitations aux alentours de 14h...
C'est ce qui s'appelle un temps de chiotte option couette-brunch. Ca tombe bien, j'ai un charter de retard dans ce domaine.
L'option du mois ne se trouve pas bien loin de chez Bibi, temps oblige, mais assez loin cependant pour sortir de mon pâté de maison et donc pour me trouver dépaysée (il m'en faut peu vous noterez).
Rendez-vous donc ici même : Le BURON, 119 avenue Félix Faure, Paris 15ème
La formule était la suivante
Une formule bien alléchante, à l'image de la carte du bistrot.
Pour commencer donc la baguette, bien fraîche mais pas transcendante non plus, accompagnée de confitures de fraises et d'abricot.
Arrive ensuite le pancake-sirop d'érable, très bon quoique plus crêpe que pancake à mon humble avis.
Pour continuer, l'assiette gourmande composée d'oeufs brouillés au saumon fumé, de saumon fumé, d'une madeleine goûtue, d'un financier itou et d'un 1/2 quart de tarte tatin qui donnait envie d'en avoir plus.
A ce stade, la panse est au plus mal mais le menu nous promet encore une salade de fruits et un fromage blanc.
Cela ne se refuse pas.
La salade de fruits est en boîte, le fromage blanc bien blanc, que demander de plus ...
Au final, pas le meilleur brunch du siècle mais un bon moment quand même qui donne envie de revenir pour tester leurs nombreux plats du terroir.
Les plus : une formule bien copieuse qui donne à manger tout ce qu'on peut attendre d'un brunch
un service rapide et aimable
un café servi à volonté et à la cafetière pour faire comme chez maman
le pancake au bon goût de crêpe
Les moins : le manque de viennoiseries, même si je ne sais pas où je les aurais mises
des oeufs un peu secs
les petits gâteaux servis avec l'assiette d'oeufs, je les aurai mieux vus accompagnant le pancake ou la salade de fruits
la tranche de saumon fumé un peu pauvrette
Le BURON
119 avenue Félix Faure
75015 Paris
M° Lourmel (ligne 8)
Tél : 01 45 54 13 22
Cochon d'Inde
Amis lecteurs
Non, je ne suis pas morte pour la patrie ni partie m'exiler dans un ashram tibétano-hongrois, mais pas loin...
En effet, je reviens (vivante et avec tous mes intestins) d'un séjour en Inde pour le moins chattoyant.
Pour vous donner une idée, j'étais là (où il y a les flèches)
Je ne saurais que trop vous recommander ce pays magnifique, ses paysages de Tintin, ses odeurs riches en émotion, ses couleurs qui vous mettent des paillettes dans les yeux, sa cuisine raffinée et décapante...
Pour mieux vous faire comprendre ce que nous avons vécu, voici un panorama des spécialités locales
(cliquez sur les photos pour les agrandir)
1/ Le petit déjeuner
Ici, l'ami Ricoré n'est pas une légende...nous y avons eu droit tous les matins.
L'indien petit déjeune comme il déjeune ou dîne...salé et épicé. Je me suis risquée à tester le breakfast indien et je n'ai pas regretté (photo en bas à droite) : 2 crêpes légères et un bol d'idli (noix de coco, piment, graines de moutarde et je sais plus, ça fouette bien au réveil).
Les crêpes indiennes en général sont extrêmement goûtues. Elles sont faites avec un mélange de farine de riz de l'eau et sont ainsi aériennes et moelleuses comme un matelas Epeda (photo en bas au milieu).
Nous avons également eu droit à la version coco sur notre bateau au Kerala (=>si j'avais ça tous les matins je partirais travailler en chantant comme un nain de Blanche Neige)
Influence d'Elisabeth II oblige, les indiens sont également férus de porridge qu'ils réalisent d'ailleurs fort bien (photos en haut à gauche). La version pineappleizée fut terribeule.
Sinon ils donnent aussi dans le toast mais rien de spectaculaire si ce n'est l'inexistence de confiture.
2/ Le riz
Produit phare de l'alimentation indienne, dans le sud les rizières sont partout.
Logiquement leur riz est très bon mais nous avons été surprises de se voir servir du riz rond façon mauvais Oncle Ben's dans certains endroits.
En revanche, je ne peux vous décrire le goût de ce riz coco (photo droite) avec ses copeaux dodus et parfumés, so yummy
Le riz de gauche est appelé pulao, c'est à dire cuit avec pleins de fruits frais dont ...des cerises confites...anglaises très certainement
3/ Les fruits
Pays exotique de premier choix, l'Inde du Sud regorge de frutos...mais encore faut-il savoir les choisir.
En bonnes parisiennes, nous avons fait chou blanc avec une pomme-poire d'un goût douteux pour mieux roucouler de plaisir avec les ananas et autres mangues.
Encore mieux : la version centrifugée qui te fait passer n'importe quel jus tropic... pour de la piquette de supérette croate.
4/ Les poissons
Si les étals de poissons des restaurants sont bien achalandés, il vaut mieux s'épargner le pestacle du marché où pourrissent des poissons jouflus recouverts de mouches.
A savoir également que l'Inde possède une variété fast food de poisson : le pomfret [pomfrite] (en bas à droite)d'où quiproquo comique à moults reprises. Le pomfret ne se déguste donc ni avec les doigts, ni avec du ketchup, mais frit et avec des oignons...
5/ Les spécialités
L'Inde possède énormément de spécialités et la cuisine d'Inde du Sud est différente de celle du Nord (un peu comme la carbonnade et la bouillabaisse).
Parmi les spécialités testées et figurant sur cette frise (de haut en bas et de gauche à droite)
-le parotha farci : le parotha est un peu à l'Inde ce que le pain au chocolat est à la France. Une pâte feuilletée, non grasse, légère, goûteuse...La version fourrée au poulet tandoori est diabolique
-les chapatis + sauce à la coco : de grandes crêpes au blé complet, dodues comme jamais, un peu comme les crêpes tupperware de ma mummy
-le dosa : une grande crêpe légère comme une feuille de brick et farcie à ce qu'on veut, servie avec des petites sauces => ici version dosa massala, c'est à dire avec des pommes de terre et de la tomates
-les galettes de pommes de terre : frites comme des beignets de carnaval
-le thali home made : le thali est la spécialité du Kerala. Il s'agit d'un grand plat ou d'une feuille de bananier sur laquelle sont disposés du riz, un chapati et plein de petites sauces. Parmi celles-ci notons le chou coco, la betterave coco, le dhal, le combawa et une salade de tomate au cottage cheese.
-le poulet tandoori : mariné et cuit dans le tandoor
Ne figure bizarrement pas sur cette liste les currys sous toutes leurs formes...massala, butter, butter massala, et j'en passe. Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir mangé.
6/ Les desserts
L'Inde n'est clairement pas un bec sucré. Malgré tout il y a quelques bonnes petites choses à déguster.
En haut à gauche : le Hello to the Queen => il faut que tu saches ami lecteur que ce dessert était un peu notre grâal. Nous l'avons vu à la carte d'un resto au début du séjour mais abus de naans aidant, nous n'avions plus la force d'attaquer un dessert. Comme il nous restait environ plein de jours sur place, on s'est dit que ce ne serait que partie remisée...que nenni !! Nous avons remué cocotiers et rickshaws pour en trouver à nouveau à la carte et ce jour là, nous pensions clairement que notre panse ne passerait pas la nuit.
Comme tu peux le constater sur cette photo, ce sont bien des bananas qui dépassent, accompagnées de clémentines et de pommes => la déceptitude fut à la hauteur de notre enthousiasme manque de chocolat, nous nous imaginions clairement une forêt noire à la coco double crème et non une salade de frutos nappée de coulis non identifié à ce jour mais sûrement frelaté.
En haut à droite : le carrot cake indien. Je ne sais pas s'ils ont tous les mêmes goûts mais celui-ci était franchement terrible. Un mélange de carottes, de raisins, de lait et de je sais plus mais j'en rêve encore.
Dégusté au Dal Roti de Cochin.
En bas à gauche : le moelleux au Nesquick => no comment, nous étions en manque.
En bas à droite : un halwa des plus industriel que même que quand tu l'ouvres il s'effrite telle une mite séchée.
Après un tel voyage et une amplitude d'environ 30°, bizarrement j'ai eu envie de choses légères
Le fondant choco-marron
(d'après cette recette)
-500g de crème de marron
-150g de chocolat noir
-3 oeufs
-100g de beurre salé
Faites fondre le chocolat avec le beurre. Mélangez aux oeufs et crème de marron.
Enfournez à 200° pendant 20 min.
De quoi attraper la tourista...
Cuisses de poulet aux champignons et soupe de cacoco
Amis du mercredi soir bonsoir...
Au menu de ce 21 décembre 2011, foin de dinde aux marrons, de tourte au foie gras et encore moins de bûche cale-porte...
Au menu du jour cependant, une volaille pour rappeler le côté festif de cette fin d'année et une soupe pour terminer 1 kilo de carottes fêter l'hiver.
Commençons les réjouissances avec la cuisse de pollo aux champignons, sur fond de nappe festive.
Pour 2 fatigués des fêtes
Achtung : cette recette était censée être une cuisse de poulet à la crème moutardée. Le destin a voulu qu'elle dérive en cuisse de poulet aux champignons provençaux...l'influence des astres sûrement.
-2 cuisses d'un poulet élevé dans les verts pâturages de nos campagnes
-200g de champignons de Paris
-200g de tagliatelles fraîches
-huile d'olive
-herbes de provence
-moutarde
-crème liquide
Versez une càs d'huile d'olive dans une sauteuse. Faites-la chauffer puis ajoutez les cuisses de poulet côté peau.
Lorsque ça commence à frétiller, ajoutez 2 verres d'eau et saupoudrez d'herbes de provence.
Laissez mijoter 30 minutes.
Pendant ce temps, épluchez les champignons et coupez-les en lamelles. Ajoutez-les au poulet.
Faites cuire les pâtes comme indiqué sur le paquet.
Egouttez les pâtes, versez une louche dans chaque assiette et déposez dessus une cuisse de poulet nappée de jus aux champignons.
Parallèlement à ce plat de fêtes, vous pouvez servir un autre plat exotiquo-rustique bienvenu en ces temps de canicule...
La Soupe carottes-coco-coriandre
sur fond de nappe festive toujours...
Pour 2 esquimaux
-1 kilo de carottes
-1 bouillon Kub de volaille
-400ml de lait de coco (une boîte de taille moyenne)
-coriandre fraîche ou surgelée
Epluchez les carottes et coupez-les en rondelles.
Mettez-les dans un faitout, couvrez-les d'eau, ajoutez le bouillon cube puis portez à ébullition.
Laissez cuire une bonne 1/2 heure.
Lorsque le bouillon a été absorbé et que les carottes semblent cuites, ajoutez la boîte de lait de coco et la coriandre à volonté.
Mixez le tout avec un mixeur plongeur puis réchauffez avant de servir.
Moelleux aux marrons de Noël
Oyé Oyé.
Nous sommes le 2 décembre, soit exactement 22 ou 23 jours avant la grosse dinde (selon votre agenda familial et le nombre de Noël que vous prévoyez cette année) et sa farce...aux marrons.
Si les Grands Magasins, magazines et autres rayons pailletés des boutiques sont à l'heure de l'Avent depuis le retour des grandes vacances, j'attends pour ma part le 1er décembre et que la 1ère case de mon calendrier soit ouverte pour mettre officiellement mon esprit en mode sapin.
Ces petits moelleux donc, un avant goût de Noël pour entamer le marathon des cadeaux avec courage et force.
Pour environ 6 moelleux
- 300 g de crème de marrons vanillée
- 40 g de beurre salé
- 40 g de sucre
- 60 g de farine
- 2 oeufs
Préchauffez le four à 180°
Mélangez la crème de marrons aux oeufs. Ajoutez le sucre, le beurre fondu et la farine tamisée.
Mélangez et répartissez la pâte dans des moules à muffins.
Enfournez 10 minutes. Le coeur doit être encore tremblotant.
Laissez refroidir avant de démouler.
Sandwich aux rillettes de thon et mimolette
SANDWICH D'ETE INDIEN TENDANCE CANICULAIRE
Dimanche dernier, 2 octobre sur mon calendrier Apple, 2 août sur mon calendrier interne...
Après le dernier pique-nique de la saison, il y a 2 semaines, j'avoue que j'avais remisé aux toilettes dans mon armoire 1890 le panier en osier et l'argenterie pliable.
Las, force fut de constater que Météo France m'a bien eute.
Heureusement, mes sandalettes n'étaient pas encore rangées dans leur étui et doigts de pied en éventail, je pus ainsi gambader jusqu'à la boulangerie empléter une baguette toute fraîche.
Sans panier donc mais avec de l'alu, je me mis en quête d'une idée de fourrage (ami pas d'idée déplacée ici) mi-été mi-automne tout en étant rafraîchissant et assez chic pour être dégusté à une course hippique d'envergure.
Ainsi naquit le sandwich aux rillettothonmolette, dont la recette se trouve ci-dessous
Pour une turfiste qui vise au milieu
1/4 de baguette aux céréales
1 petite boite de thon au naturel
50g de boursin ail et fines herbes (pour la bouffée d'haleine fraîche)
30g de mimolette
quelques cerneaux de noix (pour la touche automnale)
Mélangez à la fourchette le thon et le boursin pour obtenir des "rillettes".
Découpez des copeaux de mimolette.
Décortiquez quelques noix.
Ouvrez le 1/4 de baguette dans la longueur. Tartinez l'intérieur de rillettes de thon.
Ajoutez les morceaux de mimolette et de noix.
Emballez dans de l'alu pour lui donner un côté "SNCF chic".
Tu auras donc compris ami lecteur que nous avons laissé l'héritage familial dans la bataille. Heureusement, la richesse de ce sandwich nous a permis de nous refaire honorablement.
Oeufs brouillés pour teint frais
Dans quel contexte consommer ce plat te demandes-tu l'ami ?
Des oeufs c'est banal, un peu bateau, pas trop compliqué à réaliser, pas trop long non plus...et pourtant.
Derrière une omelette baveuse, derrière des oeufs parfaitement mollets, derrière un oeuf au plat rond et juteux, se cache un tour de main savant.
Tu n'as pas la main agile, tu es raffiné comme un poil dans le potage, tu es adroit comme un routard en sac à dos dans un musée d'Antiquités ? Ce plat est donc fait pour toi.
L'oeuf brouillé est l'ami des petits déjeuners tardifs, le réconfort de la panne de réveil, le sauveteur des lendemains de cuite fête arrosée.
Mode d'emploi :
-2 oeufs par personne
-une grande tranche de saumon fumé coupée en lamelle
-ciboulette
-un peu de crème liquide
2 oeufs par personne dans un bol tu casseras. Un peu de crème liquide tu ajouteras.
Avec une fourchette tu touilleras.
La garniture tu découperas puis tu ajouteras.
Les épices tu saupoudreras.
Dans une casserole à fond antiadhésif les oeufs touillés tu verseras.
A feu doux tu les cuiras.
Lorsqu'ils commenceront à prendre tu mélangeras, et cela aussi longtemps que tu le voudras.
Avec du pain frais, tu les serviras.
Thématique mirabelles
U FIADONU aux Mirabelles
El Pollo aux Mirabelles
Voui voui voui, il s'agit bien ici d'une déclinaison pure et simple du même fruit dans différents plats et encore vous avez pas vu la compote fraises-mirabelles.
Imagination en vacances m'objecterez-vous, que nenni vous répondrai-je. Il s'agit ici d'une étude pour nature morte d'un recyclage d'un kilo de mirabelles dont je ne savais que faire avant mes très prochaines vacances au pays de la feta pour laquelle je m'entraîne sévère, les longs week-ends déserts d'août aidant.
Nous avons donc au menu du week-end :
Poulet aux mirabelles et ses tagliatelles fraîches
Fiadone aux mirabelles caramélisées
Compote fraises-mirabelles (sans photo car imphotographiable)
Pollo aux mirabelles pour 2 esseulés du 15 août
-2 filets de poulet
-1 oignon émincé
-150g de mirabelles dénoyautées
-1 càs de miel
-10 cl de vin blanc sec
-200g de tagliatelles fraîches
Commencez par émincer le poulet et l'oignon. Mettez-les dans une sauteuse à feu doux avec le vin blanc. Laissez cuire jusqu'à ce que le poulet commence à dorer.
Ajoutez ensuite les mirabelles et le miel. Mélangez bien pour enrober le tout.
Laissez doucement compoter.
Cuisez les pâtes comme indiqué. Lorsque celles-ci sont cuites, égouttez-les et mettez-les dans un plat.
Versez le poulet dessus.
Mangez de suite pour éviter que ça ne colle.
Fiadone aux mirabelles caramélisées pour les 2 mêmes (à manger en plusieurs fois ou pas, tout dépend de l'état de vos intestins)
-500g de mirabelles
-400g de brousse
-120g de sucre
-3 oeufs
-caramel liquide
Préchauffez le four à 200°.
Dénoyautez les mirabelles et répartissez-les au fond d'un moule à manqué si possible flexibeul.
Nappez-les de caramel liquide (ou maison si vous avez la flemme d'en acheter hihi).
Mélangez la brousse avec le sucre et les oeufs.
Versez cet appareil sur les mirabelles.
Cuisez le gâteau environ 40 minutes.
Laissez-le refroidir dans le four et idéalement quelques heures au frigo.
Pour servir, employez la technique dite de la Tatin = mettez un plat plat sur le moule et retournez le tout.
Si vous êtes en veine ça devrait se démouler entier, sinon pas de bol...
Servez avec une glace à la vanille ou autre ou rien (si vous n'avez plus d'argent après l'achat du caramel liquide).
Compote mirabelles-fraises, très bonne mais très laide
-600g de mirabelles
-200g de fraises
-150g de sucre
Dénoyautez les mirabelles et mettez-les dans un faitout. Equeutez les fraises, coupez-les en 4 et ajoutez-les aux mirabelles.
Ajoutez le sucre et un fond d'eau. Portez le tout à ébullition puis baissez le feu pour laissez compoter environ 1h30.
Laissez tiédir et enjoyez sur une grosse tartine de pain beurré.
Oeufs au jambon ou comment ludiciser un repas
Ami lecteur ne te méprends pas ! Toi qui est venu ici innocemment après avoir requêté sur Google un truc du genre "comment réussir à faire manger à mon morpion bébé d'amour autre chose que des schtroumpfs Haribo", tu vas être déçu de t'être déplacé.
Le propos ici n'est pas d'apprendre à diversifier l'alimentation de votre mouflet de la chair de votre chair mais...et c'est là toute la subtilité de ce post, d'apprendre au namoureux à redécouvrir les oeufs.
Je m'explique. Il arrive dans toute vie domestico-conjugale, un fatal moment de non retour où l'imagination s'épuise d'elle-même. Tout avait pourtant bien commencé, à coup de brocolis boursinisés et autre dhal de derrière les fagots. Et puis la routine s'installant, l'imagination s'épuisant, l'estomac du namoureux se montrant de plus en plus récalcitrant, arriva le moment tant redouté de l'omelettisation de notre couple aka le dîner à base d'oeufs-parce-que-ça-fait-bien-deux-jours-qu'on-en-a-pas-mangé...
Tu comprendras l'ami qu'arrivés à ce stade, le namoureux et moi-même en étions à avoir des hauts le coeur à la simple évocation d'une poule en couvade.
Jusqu'au soir de l'oeuf au jambon...
Puisque telle une cavalière chutant ballotement de cheval, je décidai ce soir là qu'il était temps d'en finir avec cette diabolisation de l'oeuf symbole d'un couple bidochon du bide.
Je me souvins fort émouvammement de cette recette que le namoureux n'eut jamais le privilège de tester et me décida donc à la ressortir pour le reconquérir.
Les oeufs au plat en coque de jambon (ou jamon pour faire plus vacances)
pour 2 amoureux en reconquête gustative
-4 oeufs
-4 tranches de jambon blanc
-estragon
-paprika
Dans un ramequin, déposez une tranche de jambon en la centrant bien.
Cassez en son centre un oeuf. Saupoudrez-le d'estragon et de paprika.
Enfournez à 180° le temps que le blanc soit saisi.
Démoulez la coque du ramequin façon flamby et servez avec du bon pain frais pour une tendance mouillette des plus folles.
Lasagnes aux courgettes pour faire comme si on était en été
Amis lecteurs, je ne m'étendrai pas plus sur la météo hivernale qui nous accable en ce moment, j'en ai touché deux mots à Laurent Cabrol, il repart en formation technique pour essayer de trouver là où ça foire.
Sinon nous sommes donc présentement le 8 août, donc saison de la courgette si j'en crois mon calendrier fruitsetlégumesque.
La lasagne étant un plat d'hiver, la courgette un légume d'été, quel meilleur compromis que des lasagnes aux courgettes...
Lasagnes aux courgettes pour chaude soirée d'hiver ou froide soirée d'été
pour 6 abstentionnistes du maillots
-6 feuilles de lasagne sèches
-3 petites courgettes ou 2 grosses
-2 grosses boîtes de pulpe de tomates
-1 grosse boîte de concentré de tomates
-herbes de provence à foison
-2 boules de mozzarella
-1 cube de bouillon de légumes ou de poule
Mélangez la pulpe de tomates et le concentré de tomates avec les herbes de provence.
Epluchez les courgettes, coupez-les en rondelles puis cuisez-les dans un bouillon de légumes ou de poule.
Dans un plat à gratin, déposez une couche épaisse de sauce tomate.
Disposez ensuite deux feuilles de lasagne en faisant attention à ce qu'elles soient bien imbibées de tomates.
Mélangez les courgettes cuites et égouttées avec les 2/3 de la sauce tomate restante. Coupez une boule de mozzarella en rondelles.
Versez sur les feuilles de lasagne la moitié de l'appareil courgettes-tomates. Ajoutez la moitié de la mozzarella.
Remettez ensuite deux feuilles de lasagne puis la fin de l'appareil aux courgettes et le reste de mozzarella.
Terminez avec les deux feuilles de lasagne restantes. Recouvrez du reste de coulis de tomates. Coupez la deuxième mozzarella en tranches et disposez-la sur le coulis.
Les feuilles de lasagne n'étant pas cuites, il est très important qu'elles soient bien imbibées de liquide afin d'éviter un résultat carton-pâte du plus mauvais effet (surtout quand on est déjà déprimé par le temps et qu'on se raccroche à ce qui reste).
Enfournez une bonne heure à 180°.
Enjoy !
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